Visite de MALINES – le béguinage et la cathédrale

Mercredi 19 avril

Il « faisait caillant » mercredi matin mais le beau soleil nous a réchauffés (un peu).
Première découverte : il n’y a pas un béguinage à Malines mais deux. Donc nous
avons d’abord visité le petit béguinage où il reste la Chapelle Marie-Madeleine et
quelques autres vieux bâtiments transformés en école. Nous sommes passés
devant deux des « refuges » à Malines, de belles maisons pour héberger les prêtres
des différentes provinces belges qui séjournaient à Malines : nous avons admiré les
refuges de Saint-Trond et de Tongerloo, où s’est installé le fameux fabricant de
tapisseries De Wit.
Nous nous sommes ‘refugiés’ du vent froid dans la magnifique Cathédrale Saint-
Rombaut. Rumoldus (Rombaut en français) était un moine irlandais envoyé au 8 e
siècle convertir les gens du Brabant. Après avoir été assassiné, il est devenu le
saint patron de cette ville où il a vécu. Ce fut au 13 e siècle qu’on a commencé la
construction de la cathédrale, la même époque que la construction des béguinages
en Belgique (appelée à l’époque Pays-Bas du Sud). Malines est devenu un
archidiocèse au 16 e siècle et notre groupe a rédigé ensemble une liste des derniers
archevêques : De Kezel (aujourd’hui), Léonard, Daneels, Suenens, Van Roey
(pendant la 2 e guerre mondiale) et Mercier. Nous nous sommes attardés dans la
chapelle du Cardinal Mercier, le temps pour Graham de nous raconter l’histoire des
premières discussions « œcuméniques » entre la Cardinal et les anglicans juste
après la 1 e guerre mondiale: avec sa paroisse du Chant d’Oiseau et des visiteurs
d’une église anglicane de Cambridge, Graham a participé à une messe dans cette
chapelle pour commémorer le travail de l’archevêque Mercier. Nous avons admiré
les beaux tableaux et reliquaires dans les différentes chapelles. Plus tard quatre
membre de notre groupe ont eu le courage de monter les 570 marches de la tour
pour apprécier le panorama : Bruxelles au sud, Anvers au nord.

Après un petit détour par la rivière Dyle pour une photo de groupe nous sommes
retournés à la Grande Place: nous avions bien mérité notre repas chaud dans un
café sur la place.

Après quelques explications au café sur la vie des béguines, ces dames religieuses
mais indépendantes qui faisaient du bon travail social, nous sommes repartis à pied
pour découvrir le charme du grand béguinage. Il est consistué d’une vingtaine de
petites rues où on voit toutes sortes de vieilles maisons : la belle demeure de la
Grande Dame (la responsable du béguinage, élue démocratiquement), 4 petites
maisons bien retapées dans une petite cour intime (Jesuspoort). On a également vu
plusieurs ‘convents’ : des maisons où les béguines d’origine moins fortunée (pour
ne pas dire pauvre) vivaient en communauté.

Au 17 e siècle il y avait quelque 1500 béguines qui habitaient dans ces maisons,
entourées d’un mur avec juste de petites portes d’entrée. Elles appartiennent
aujourd’hui à des particuliers : un avocat a son cabinet dans une belle maison dans
la Rue des 12 Apôtres, d’autres maisons appartiennent à des gens plus modestes.
Sylvie faisait partie de notre groupe – Malines est sa ville natale (elle peut en être
fière) et ses parents et son frère habitent le quartier.
Au bout de la Hoviusstraat (Hovius était archevêque au 16 e siècle) on voit la grande
brasserie Het Anker. Ce sont les béguines qui étaient les premiers brasseurs
(brasseuses ?) au 14 e siècle – il valait mieux donner de la bière aux malades dans
leur infirmerie que l’eau de la Dyle, fort polluée à l’époque. La famille Van Breedam
a acheté le site en 1872 et aujourd’hui c’est la 5 e génération qui brasse la bière
Carolus (le nom vient du nom latin pour Charles Quint, Keizer Karel en flamand).
Donc nous avons terminé notre belle journée à Malines au café Het Anker où
certains d’entre nous ont dégusté leur bonne bière.

L’enthousiasme du groupe nous encourage à visiter d’autres béguinages – il y en a
25 en Flandre ! Après la visite d’Anderlecht en janvier et maintenant Malines, nous
irons voir le beau béguinage de Louvain (Leuven), peut-être en septembre.

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